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LE CHIEN DANS LA LITTERATURE
L'amitié du chien et de l'homme ne cessera d'être célébrée dans la littérature
Le chien accompagne l’homme dans les différentes étapes de sa vie et dans ses activités : il est donc normal qu’il soit très présent dans la littérature au fil des siècles. Le chien y est souvent le symbole d’une fidélité à toute épreuve.
Dans l’Odyssée, Argos, le chien d’Ulysse, est le seul à le reconnaître lorsqu’il rentre dans sa patrie, déguisé en vagabond.
De même, dans Tristan et Yseult, Husdent, le chien de Tristan, dépérit lorsque celui-ci est en exil dans la forêt avec Yseult. Il finit par s’échapper et rejoint son maître dans la forêt. Quand Tristan est obligé de s’exiler, il donne Husdent à Yseult. Celui-ci est à nouveau très malheureux d’être séparé de son maître et sera le seul à le reconnaître quand il reviendra déguisé en fou.

Plus tard, on retrouve le chien à plusieurs reprises dans les Fables de La Fontaine où il apparaît comme le symbole de l’animal domestique.
Dans « Le chien qui porte au cou le dîner de son maître », un chien est chargé de porter le repas à son maître. Comme il est obéissant, il n’y touche pas mais il se fait attaquer par un groupe de chiens : il pose alors le repas pour mieux se défendre !…
Dans « Le loup et le chien », un chien décrit à un loup les avantages de sa condition.
Dans « Le chien qui lâche sa proie pour l’ombre », « Les deux chiens et l’âne mort », « Le chien à qui on a coupé les oreilles », La Fontaine se moque de la gourmandise des chiens qui les conduit bien souvent à faire des bêtises…

Voltaire écrit au XVIIIème siècle : « il semble que la nature ait donné le chien à l’homme pour sa défense et pour son plaisir. C’est de tous les animaux le plus fidèle. C’est le meilleur ami que puisse avoir l’homme. Pourquoi le mot chien est-il devenu une injure ? »
Au XIXème siècle, le chien est à l’honneur dans la littérature : Lord Byron a dit de son chien Boatswain (en français Maître d’équipage) : « il est celui qui possède la beauté sans la vanité*, la force sans l’insolence*, le courage sans la férocité, toutes les vertus de l’homme sans ses vices ».

Victor Hugo a écrit plusieurs poèmes exaltant* les qualités des chiens : un groupe tout à l’heure était là sur la grève, Ponto… enfin, au XXème siècle, on retrouve le chien dans de nombreuses œuvres : Croc-Blanc, Michael chien de cirque, Jerry, chien des îles de Jack London, Lassie, chien fidèle d’Eric Knight et dans les œuvres de Rudyart Kipling.
Colette, dans un essai intitulé « Chiens sanitaires », exalte les vertus des chiens de recherche de personnes égarées : « […] l’espoir de la bête intelligente, du brancardier à quatre pattes qui n’a jamais peur, qui n’est jamais fatigué, qui voit et flaire à travers l’ombre… L’attente… La vie qui s’en va et, soudain l’haleine canine, le museau frais, la langue amicale qui essuie ensemble de sang et les larmes de faiblesse, - le secours, toute la chaude vie qui revient… ».
Dans Modes, Colette s’indigne des engouements passagers pour certaines races qui ne sont pas faites pour vivre en ville : « Divers chiens de chasse ont acquis depuis la guerre faveur et hauts prix, principalement les épagneuls, rouge acajou, ou truités de blanc et de noir, ou blanc et foie.
Vous pouvez les rencontrer sur les trottoirs, en laisse, avec l’air de désespoir raisonnable qui convient au chien de chasse en villégiature* à Paris, sages, certes, l’œil bas, et insérés dans la queue pour les bananes chez la fruitière* ».
De multiples extraits peuvent être relevés dans la littérature contemporaine. L’amitié du chien et de l’homme ne cessera d’être célébrée dans la littérature.